Celsius : déjà des remboursements ?

Dans le monde volatile des crypto-monnaies, les naufrages financiers peuvent être aussi soudains qu’imprévisibles. Aujourd’hui, nous nous penchons sur trois géants tombés : FTX, Mt. Gox et Celsius Network. Ces histoires nous rappellent que derrière les promesses de gains mirobolants, se cachent souvent des réalités plus sombres. Interview BFM Business avec Enzo Hallot, président de Crypto Patrimoine et article récapitulatif actuel, pour en savoir plus.

Celsius Network : Une Histoire de Faillite

Créée en 2017, Celsius Network s’était positionnée comme une plateforme polyvalente dans l’univers des crypto-monnaies, offrant des services de prêt et d’échange via son token CEL sur le réseau Ethereum. En juillet 2022, la plateforme s’est déclarée en faillite, laissant ses utilisateurs dans l’incapacité de récupérer leurs fonds. Enzo Hallot explique que cette déroute est principalement due à des prêts trop ambitieux et à la volatilité inhérente des crypto-monnaies.

La France comptait de nombreux utilisateurs de Celsius Network, bien que la quantité exacte de fonds détenus par des résidents français reste inconnue. À son apogée, Celsius gérait plus de 10 milliards de dollars d’actifs. La chute de Celsius met en lumière les risques associés aux rendements élevés offerts par certaines plateformes. En juillet 2022, tous les retraits et échanges ont été suspendus, un coup dur pour de nombreux investisseurs.

Mt. Gox : Le premier grand effondrement

Avant Celsius, il y a eu Mt. Gox, autre nom tristement célèbre dans l’univers des crypto-monnaies. Fondée en 2010, Mt. Gox était à un moment la plus grande plateforme d’échange de Bitcoin, traitant près de 70% des transactions mondiales. En 2014, Mt. Gox a déposé le bilan après avoir perdu 850 000 Bitcoins dans une série de piratages, révélant les vulnérabilités de l’infrastructure de la plateforme. Le scandale a laissé des milliers d’investisseurs lésés et a marqué l’histoire comme l’un des plus grands effondrements dans le secteur des crypto-monnaies.

FTX : Une chute spectaculaire

FTX, autrefois l’une des plateformes les plus prometteuses, a connu une chute tout aussi spectaculaire. Son fondateur, Sam Bankman-Fried (SBF), est accusé de mauvaise gestion des fonds des clients et de placements risqués. Amaury de Tonquédec, de BFM Crypto, souligne que le problème de FTX n’était pas la technologie crypto en soi, mais plutôt une gestion humaine désastreuse. Comme l’illustre l’affaire FTX, les promesses de rendements élevés cachent souvent des risques majeurs.

Les procédures de remboursement et la régulation

Pour les investisseurs touchés par ces effondrements, l’espoir réside dans les procédures de remboursement. Enzo Hallot détaille que les créanciers de Celsius Network, par exemple, peuvent s’attendre à un remboursement d’environ 68% de leurs actifs, en fonction des valeurs de liquidation. Les créanciers doivent ouvrir un compte sur Coinbase et veiller à ce que leurs informations correspondent entre les deux plateformes pour recevoir leurs fonds.

La réglementation est cruciale pour prévenir de tels effondrements à l’avenir. Amaury de Tonquédec évoque l’importance de cadres réglementaires comme le MICA (Markets in Crypto-Assets) en Europe, qui vise à protéger les investisseurs tout en permettant l’innovation.

Pour conclure, l’univers des crypto-monnaies, bien que prometteur, est parsemé d’embûches. Les histoires de FTX, Mt. Gox et Celsius Network sont des rappels sévères des risques encourus. Pour les investisseurs, il est essentiel de rester informés, de comprendre les produits financiers et de se méfier des promesses de rendements trop alléchants. En fin de compte, une régulation judicieuse et une gestion prudente restent les clés pour naviguer en toute sécurité dans le monde des crypto-monnaies.

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Blockchain, sécurité et énergie : POW vs POS

La consommation énergétique est devenue un sujet crucial à l’ère de la numérisation croissante et de la montée en puissance des technologies blockchain. Alors que les cryptomonnaies continuent de gagner en popularité, il est essentiel de comprendre les différents mécanismes de consensus utilisés pour valider les transactions et leur impact sur l’environnement. Deux approches majeures sont actuellement utilisées : le Proof of Work (PoW) et le Proof of Stake (PoS). Cet article explorera en détail ces deux méthodes et analysera leur consommation énergétique respective.

I/ Proof of Work (PoW) – La preuve du travail

Le Proof of Work est le mécanisme de consensus à l’origine de la révolution blockchain avec la création de Bitcoin. Dans le PoW, les mineurs doivent résoudre des problèmes mathématiques complexes pour valider les transactions et ajouter des blocs à la chaîne de blocs. Ce processus requiert une puissance de calcul considérable et plutôt énergivore. Il s’agit avant tout d’une mesure de protection du système. D’autres projets utilisent également ce protocole comme Monero ou Litecoin.

1/ Fonctionnement du PoW

Le processus PoW repose sur la résolution de puzzles cryptographiques grâce à des algorithmes spécifiques, tels que l’algorithme SHA-256 utilisé par Bitcoin. Les mineurs rivalisent pour trouver une solution valide en utilisant leur puissance de calcul. Une fois qu’un mineur trouve une solution, il est récompensé par une quantité fixe de la cryptomonnaie en question.

2/ Consommation énergétique du PoW

La principale critique du PoW concerne sa consommation énergétique élevée. En raison de la course à la puissance de calcul entre les mineurs, de plus en plus de ressources informatiques sont nécessaires pour maintenir le réseau sécurisé. Cette compétition conduit à l’utilisation massive de matériel spécialisé, comme les ASICs (circuits intégrés spécifiques à une application), qui consomment d’énormes quantités d’électricité.

3/ Préservation de l’intégrité du système

La consommation énergétique s’explique avant tout par le mécanisme de consensus. Afin de valider une transaction, les mineurs doivent obtenir un consensus de 51% quant à la véracité de cette transaction. Si le PoW ne demandait pas de grandes ressources énergétiques, n’importe quelle entité pourrait obtenir 51% de la masse totale de validateurs afin de pouvoir influencer les transactions. Avec l’obligation d’une puissance de calcul importante, regrouper 51% de la puissance de calcul du réseau représente un coût énergétique si important qu’il ne devient dès lors plus rentable de modifier les transactions. Cette consommation permet donc à Bitcoin de préserver l’intégrité de son système.

II/ Proof of Stake (PoS) – La preuve d’enjeu

Le Proof of Stake est une alternative au PoW qui vise à résoudre les problèmes liés à la consommation énergétique élevée. Au lieu de se fier à la puissance de calcul, le PoS attribue le droit de valider les transactions en fonction de la possession de cryptomonnaie (l’enjeu). Beaucoup de projets utilisent ce protocole de consensus, Ethereum, Cardano ou encore Matic.

1/ Fonctionnement du PoS

Dans le PoS, les mineurs sont appelés validateurs. Ils verrouillent une certaine quantité de cryptomonnaies dans un portefeuille afin de démontrer leur engagement envers le réseau. Le choix des validateurs pour valider les transactions est effectué de manière pseudo-aléatoire, en tenant compte de la quantité de cryptomonnaies qu’ils détiennent. Plus un validateur possède de cryptomonnaies, plus il a de chances d’être sélectionné pour valider les transactions.

2/ Consommation énergétique du PoS

Comparé au PoW, le PoS nécessite beaucoup moins de puissance de calcul, ce qui se traduit par une consommation énergétique réduite. Étant donné que les validateurs n’ont pas besoin d’effectuer des calculs intensifs, ils peuvent utiliser des appareils grand public pour participer au consensus. Cette approche est considérée comme plus écologique et durable.

3/ Préservation de l’intégrité du système

De part le mécanisme d’enjeu, pour qu’une entité puisse disposer de 51% de la cryptomonnaie verrouillée ce qui représente un coût si important que l’opération est presque impossible à réaliser à la vue des capitalisations boursières des cryptomonnaies utilisant ce système.

III/ Comparaison entre PoW et PoS

Pour évaluer les mérites respectifs du PoW et du PoS, il est important de considérer plusieurs facteurs.

Le PoW est souvent considéré comme étant plus sécurisé et décentralisé que le PoS, car il est coûteux de s’engager dans une attaque de 51% qui permettrait à un acteur malveillant de prendre le contrôle du réseau. Le PoS est ainsi moins sécurisé car dans le cas où un acteur arrive à réunir 51% de l’enjeu il peut compromettre le réseau.

Le PoS de part la simplicité de son fonctionnement, il n’a pas besoin de machine possédant une puissance de calcul particulière et peut même fonctionner directement sur des serveurs clouds. Cependant la localisation de ces serveurs peut influer sur l’intégralité de la blockchain comme dans le cas d’Ethereum. Les serveurs étant majoritairement américain, ces derniers ont pu demander l’interdiction de Tornado Cash, une application décentralisée permettant l’anonymisation de fonds.

D’un point de vue énergétique, le constat est sans appel, le PoW est très énergivore au contraire du PoS. La consommation énergétique étant un problème majeur dans l’écosystème de la cryptomonnaie, les projets récents se tournent plus naturellement vers cette solution dans une démarche d’éco-responsabilité.

Le PoS est considéré comme plus évolutif et efficace que le PoW. Il n’y a pas de limite à la vitesse des transactions dans le PoS, contrairement au PoW où la vitesse dépend de la puissance de calcul des mineurs. De plus, le PoS n’a pas besoin de matériel spécialisé coûteux, ce qui le rend plus accessible à un plus grand nombre de participants.

La consommation énergétique est un enjeu crucial dans le développement des technologies blockchain. Le Proof of Work (PoW) et le Proof of Stake (PoS) sont deux mécanismes de consensus majeurs qui ont des impacts différents sur l’environnement. Bien que le PoW offre une sécurité et une décentralisation robustes, il consomme beaucoup d’énergie. D’autre part, le PoS réduit considérablement la consommation énergétique mais peut être perçu comme moins sécurisé.

Il est de conséquence primordial de préjuger de la pertinence du choix d’un projet en terme de processus de certification non pas seulement par le biais de la consommation mais aussi de l’utilité de ce dernier / ses besoins de sécurisations et autres critères précités.

Pow vs PoS crypto patrimoine

Solana : fonctionnement, cas d’usages et perspectives

Fondée par Anatoly Yakovenko en 2017, la blockchain Solana a été conçue pour résoudre certains des plus grands défis auxquels les anciennes blockchains sont confrontées : la scalabilité, la vitesse des transactions et les coûts élevés. Cet article explore en détail ce qu’est Solana, son architecture, ses avantages, et les cas d’usages potentiels qui en font une plateforme de choix pour les développeurs et les utilisateurs de la blockchain.

Qu’est-ce que Solana ?

Solana est une blockchain de haute performance qui se distingue par sa capacité à traiter un grand nombre de transactions rapidement et à un coût minimal. Elle utilise une série d’innovations techniques pour atteindre ces objectifs, se positionnant comme une solution viable pour les applications à grande échelle dans le domaine de la finance décentralisée (DeFi), des NFT (non-fungible tokens), et d’autres secteurs.

Le jeton natif de Solana est le SOL, qui joue un rôle crucial dans le réseau en étant utilisé pour les frais de transaction et le staking. Le staking permet aux détenteurs de SOL de participer au réseau en validant des transactions et en sécurisant la blockchain, tout en gagnant des récompenses.

Architecture de Solana

L’architecture de Solana repose sur plusieurs innovations technologiques clés qui lui permettent d’atteindre des performances exceptionnelles :

Proof of History (PoH)

Le Proof of History (PoH) est une innovation unique à Solana. Contrairement à d’autres blockchains qui utilisent des mécanismes de consensus comme le Proof of Work (PoW) ou le Proof of Stake (PoS), Solana utilise le PoH pour créer un enregistrement historique qui prouve qu’un événement s’est produit à un moment spécifique dans le temps. Le PoH fonctionne comme une horloge cryptographique, réduisant considérablement le temps nécessaire pour valider les transactions en fournissant un horodatage vérifiable et sécurisé.

Tower BFT

Le Tower Byzantine Fault Tolerance (BFT) est le mécanisme de consensus de Solana, inspiré du Practical Byzantine Fault Tolerance (PBFT). Tower BFT utilise PoH comme horloge cryptographique, ce qui permet de réduire la charge de calcul nécessaire pour atteindre un consensus. Cela permet à Solana de traiter un grand nombre de transactions rapidement et de manière sécurisée, tout en maintenant la décentralisation du réseau.

Turbine

Turbine est le protocole de diffusion de données de Solana. Il fonctionne en divisant les données en paquets plus petits, qui sont ensuite diffusés à travers le réseau en utilisant une approche de type arbre binaire. Cette méthode permet une propagation rapide et efficace des données, améliorant ainsi la scalabilité et réduisant les goulots d’étranglement potentiels.

Gulf Stream

Gulf Stream est une innovation qui réduit la pression sur les mémoires des validateurs en redirigeant les transactions vers les validateurs potentiels avant même qu’elles ne soient confirmées. Cette approche permet à Solana d’atteindre des vitesses de transaction élevées et de réduire les temps de confirmation, ce qui est essentiel pour les applications nécessitant des transactions rapides.

Sealevel

Sealevel est le moteur de traitement parallèle de Solana, capable d’exécuter des transactions intelligentes en parallèle. Cette capacité à traiter plusieurs transactions en même temps permet à Solana de maximiser l’efficacité et de traiter un grand nombre de transactions par seconde, surpassant ainsi de nombreuses autres blockchains.

Pipelining

Le pipelining est un processus dans lequel les données des transactions sont validées, exécutées et propagées à travers le réseau en différentes étapes, ou « pipelines ». Chaque étape est exécutée en parallèle, permettant à Solana de traiter les transactions de manière plus efficace et rapide.

Cloudbreak

Cloudbreak est la base de données horizontale de Solana, optimisée pour la lecture et l’écriture simultanées. Cette structure permet un accès rapide et efficace aux données, améliorant ainsi la performance globale du réseau.

Avantages Solana

Vitesse de transaction

L’un des principaux avantages de Solana est sa vitesse de transaction. Solana peut traiter jusqu’à 65 000 transactions par seconde (TPS), ce qui la rend beaucoup plus rapide que la plupart des autres blockchains. Par comparaison, Ethereum traite environ 15-30 TPS, et Bitcoin seulement 7 TPS. Cette capacité de traitement élevée est essentielle pour les applications nécessitant des transactions rapides et fréquentes.

Frais de transaction bas

Les frais de transaction sur Solana sont extrêmement bas. En raison de son architecture efficace, les coûts de transaction restent infimes, même lorsque le réseau est très utilisé. Cela contraste fortement avec les frais élevés que l’on observe souvent sur Ethereum lors des périodes de congestion. Les faibles coûts de transaction rendent Solana attrayante pour les développeurs et les utilisateurs notamment les petits porteurs.

Scalabilité

La scalabilité est un autre point fort de Solana. Grâce à ses innovations techniques, Solana peut évoluer sans compromettre la décentralisation ou la sécurité. Sa capacité à traiter un grand nombre de transactions par seconde sans augmenter les coûts de manière significative est un atout majeur pour les applications DeFi et les projets NFT (non-fungible token). Cette scalabilité permet également à Solana de supporter un large éventail d’applications et de cas d’utilisation.

Sécurité et décentralisation

Solana maintient un haut niveau de sécurité et de décentralisation grâce à son mécanisme de consensus Tower BFT et à son large réseau de validateurs. Cela assure que le réseau reste résilient contre les attaques et les tentatives de centralisation. La décentralisation est essentielle pour maintenir l’intégrité et la fiabilité de la blockchain, garantissant que le réseau reste ouvert et accessible à tous.

Écosystème f&²élorissant

Solana a vu un essor rapide de son écosystème. De nombreux projets DeFi, plateformes NFT, et autres applications décentralisées (dApps) ont choisi Solana pour ses performances supérieures. Des projets notables comme Serum (un échange décentralisé), Raydium (un market maker automatisé), et Magic Eden (place de marché NFT) illustrent la puissance et la flexibilité de Solana. L’écosystème en pleine croissance de Solana est un témoignage de sa popularité et de son potentiel à long terme.

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Cas d’usages de Solana

Finance décentralisée (DeFi)

La finance décentralisée (DeFi) est l’un des secteurs où Solana a montré un potentiel énorme. Les plateformes DeFi utilisent des contrats intelligents pour offrir des services financiers sans intermédiaires traditionnels. Grâce à sa rapidité et à ses faibles coûts de transaction, Solana est idéale pour les applications DeFi telles que les échanges décentralisés, les plateformes de prêt et d’emprunt, et les services de yield farming. Des projets comme Serum et Raydium exploitent déjà Solana pour fournir des services DeFi efficaces et évolutifs.

Non-Fungible Tokens (NFTs)

Les NFT sont des actifs numériques uniques qui peuvent représenter tout, des œuvres d’art aux objets de collection. La rapidité et les faibles coûts de Solana en font une plateforme attrayante pour la création, l’échange et le commerce de NFT. Une plateforme comme Magic Eden permet aux artistes et aux créateurs de tirer parti de Solana pour lancer et vendre leurs NFT à un large public.

Jeux blockchain

Les jeux basés sur la blockchain sont un autre domaine où Solana excelle. Les jeux blockchain nécessitent souvent des transactions rapides et bon marché pour fonctionner efficacement. Solana offre les performances nécessaires pour soutenir des jeux complexes et interactifs. Des projets comme Star Atlas, un jeu de science-fiction basé sur Solana, montrent comment la blockchain peut être utilisée pour créer des expériences de jeu immersives et décentralisées.

Applications décentralisées (dApps)

Solana est également une plateforme de choix pour le développement d’applications décentralisées (dApps). Les dApps peuvent bénéficier de la vitesse, de la scalabilité et des faibles coûts de Solana pour offrir une meilleure expérience utilisateur. Les développeurs peuvent créer des applications dans divers domaines, tels que les réseaux sociaux décentralisés, les plateformes de streaming, et les marchés numériques, en exploitant les avantages de Solana.

Défis et perspectives d’avenir

Défis

Malgré ses nombreux avantages, Solana doit encore relever plusieurs défis. L’un des principaux défis est la concurrence accrue dans le secteur des blockchains de haute performance. Des plateformes comme Ethereum 2.0, Binance Smart Chain, et Avalanche offrent également des solutions rapides et évolutives, ce qui oblige Solana à continuer d’innover pour maintenir sa position.

De plus, comme toute technologie émergente, Solana doit garantir la sécurité de son réseau face à des menaces potentielles. La complexité de son architecture technique nécessite une vigilance constante pour identifier et corriger les vulnérabilités.

Perspectives d’Avenir

L’avenir de Solana semble prometteur. Avec un écosystème en croissance rapide, des collaborations stratégiques et un soutien solide de la communauté, Solana est bien positionnée pour devenir une plateforme dominante dans l’univers de la blockchain. L’équipe de développement continue d’améliorer la technologie sous-jacente, en introduisant de nouvelles fonctionnalités et en optimisant les performances.

En outre, l’adoption croissante de Solana par les développeurs et les utilisateurs témoigne de sa popularité et de son potentiel à long terme. Les initiatives visant à améliorer l’interopérabilité avec d’autres blockchains et à attirer davantage de développeurs contribueront à renforcer la position de Solana sur le marché.

Sources :

  • Site officiel de Solana
  • Documentation technique de Solana
  • Analyse de Solana par CoinDesk
  • Comparaison des blockchains par Binance Academy
  • Rapports de développement de Solana
  • Études de cas sur les projets basés sur Solana

Crypto Patrimoine sur Sud Radio

Retrouvez l’intervention d’Enzo Hallot, président de Crypto Patrimoine sur Sud Radio. Début de l’intervention à 13m45.

Il n’y a pas d’âge pour investir dans les cryptomonnaies. Comment investir dans cette monnaie numérique ? Quels sont les avantages et les inconvénients de ce type d’investissement ? On vous apporte des réponses concrètes.

Zero Knowledge Proof : fonctionnement et cas d’usages

Zero Knowledge Proof

Les preuves à divulgation nulle de connaissance (ZKP pour Zero Knowledge Proof en anglais) représentent une avancée majeure en cryptographie. Cette technologie permet de confirmer la véracité d’une affirmation sans avoir à révéler cette information. Les ZKP ont été introduits par Shafi Goldwasser, Silvio Micali, et Charles Rackoff en 1985. Les ZKP ont ouvert la voie à de nouvelles applications dans le domaine de la sécurité numérique et de la préservation de la confidentialité.

Définition et contexte historique du Zero Knowledge Proof

Un ZKP est un mécanisme qui permet à un individu (le prouveur) de prouver qu’une information est vraie à un autre individu (le vérificateur) sans révéler aucun autre détail. Le principe a été initialement proposé dans l’article fondateur « La complexité de connaissance des systèmes interactifs de preuve, » et a évolué pour inclure des applications pratiques dans divers domaines.

Fonctionnement des Zero Knowledge Proof

Les ZKP reposent sur trois composantes clés :

  1. Le témoin : Information secrète que le prouveur veut prouver sans révéler.
  2. L’interrogatoire : Série de questions formulées par le vérificateur pour tester la connaissance du prouveur sans accéder au témoin.
  3. La réponse : Processus par lequel le prouveur démontre sa connaissance du témoin sans le divulguer.

Applications concrètes des Zero Knowledge Proof

  • Transactions blockchain anonymisées : Par exemple, Zcash utilise des ZKP pour permettre aux utilisateurs d’effectuer des transactions où seuls les transferts de valeur sont enregistrés, sans révéler les détails des parties ou les montants impliqués.
  • Authentification sécurisée : Les ZKP permettent aux individus de prouver certains attributs, comme l’âge ou la citoyenneté, sans exposer des documents identifiants.
  • Preuve de solvabilité sans exposition de bilan : Dans le secteur financier, une entreprise peut prouver qu’elle possède suffisamment d’actifs pour couvrir son passif sans révéler les détails exacts de ses actifs ou passifs.
  • Vérification de conformité réglementaire : Une société peut démontrer qu’elle respecte certaines normes réglementaires sans divulguer ses processus ou ses données internes.
  • Élections sécurisées : Utilisation des ZKP pour permettre aux électeurs de prouver qu’ils ont voté sans révéler pour qui ils ont voté, augmentant ainsi la sécurité et l’intégrité des processus électoraux.
  • Gestion des identités numériques : Les ZKP peuvent être utilisés pour gérer des identités numériques de manière plus sûre, permettant aux utilisateurs de prouver des aspects de leur identité sans exposer de données sensibles.

Avantages des Zero Knowledge Proof

  • Protection de la vie privée : Les ZKP permettent de vérifier des informations sans compromettre la confidentialité personnelle ou commerciale.
  • Sécurité accrue : Ils minimisent les risques de fuite de données sensibles pendant les processus de vérification.
  • Universellement applicable : Les ZKP sont utilisables dans une multitude de secteurs, y compris la finance, la santé, et le droit.

Défis techniques et perspectives des Zero Knowledge Proof

Les défis principaux incluent la complexité computationnelle et l’intégration dans les systèmes existants. Les recherches futures doivent se concentrer sur l’optimisation des protocoles pour les rendre plus accessibles et moins coûteux à implémenter.

 

Conclusion

Les preuves à divulgation nulle de connaissance sont bien plus qu’un outil cryptographique, elles sont une avancée significative vers une société numérique plus sécurisée et confidentielle. Alors que le paysage numérique continue de se développer, l’intégration et l’innovation autour des ZKP seront cruciales pour relever les défis futurs en matière de sécurité des données et de confidentialité.